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NOS CONSEILS RH ! 

Profils atypiques, comment vous valoriser ?

Par Priscilla Gout |  Publié le 04/04/2017 sur REGIONJOB

 

Difficile de se vendre lorsque l'on a des expériences variées dans de multiples secteurs, des trous dans son CV, ou que l'on ne pratique pas le métier pour lequel on a été formé. Alexandre Pachulski, Directeur Produits de TalentSoft (éditeur logiciel en gestion des talents) et auteur du blog lestalentsdalex.com, propose ses conseils. 

 

"Avoir un profil atypique est à la fois une force et une faiblesse. Lorsqu'un candidat présente une succession d'expériences qui a priori n'ont pas de rapport les unes avec les autres, sa mission est avant tout de rassurer. Son CV doit donc raconter une histoire. Exemple : "je suis passionné par l'humain. J'ai donc commencé par aborder ce sujet de manière scientifique. Puis je me suis intéressé aux ressources humaines".

Aider le recruteur à comprendre

 

Il est nécessaire de fournir une grille de lecture au recruteur. Les expériences d'un candidat sont motivées par une finalité,

et c'est celle-ci qui doit apparaître en haut du CV. D'où l'intérêt de mettre un titre au CV, d'ajouter un nuage de tags ou deux

ou trois compétences clef...

Les profils atypiques doivent donc avoir deux ou trois CV à disposition. Pour ma part, j'ai trois histoires à raconter : l'histoire

de l'informaticien, celle du consultant RH et celle de l'entrepreneur. Et plutôt que de valoriser une formation ou une

expérience sur le CV, je dirai qu'il faut plutôt valoriser, quand c'est possible, des projets que l'on a mené.

Savoir s'adapter

 

Si vous ne trouvez pas d'emploi malgré tout, c'est que vous n'avez pas su "sécuriser" les recruteurs. Aussi, vous devez retravailler votre CV : vous demander ce qui leur fait peur, ce qui n'est pas compréhensible pour eux dans votre parcours. En second point, vous devez vous demander si vous cherchez les bons jobs. Le profil atypique doit être adaptable et doit savoir changer son fusil d'épaule en fonction du type d'emploi qui l'intéresse, du secteur, voire du pays...

Vous pouvez faire tout un tas de formations mais cela n'apporte aucune garantie au recruteur que vous connaissez tel ou tel domaine. Une formation ne remplacera jamais une expérience sur le terrain. Il faut plutôt regarder devant soi et derrière soi de manière différente. Et rappelons que le recrutement est avant tout l'histoire d'une rencontre : si votre profil ne convient pas pour le moment, il se peut qu'il convienne très bien à un recruteur dans six mois.

Les profils atypiques ont de l'avenir

Il faut savoir que les entreprises qui recrutent un profil atypique prennent un risque, et certaines ne sont pas prêtes à cela. Mais je suis positif : les choses bougent de plus en plus en faveur des profils atypiques. On demande toujours plus de compétences pour un seul poste, on recherche des personnes multitâches, des "moutons à cinq pattes", c'est pourquoi les profils atypiques ont de plus en plus la cote."

 

Entretien d'embauche : la réponse parfaite aux 9 questions piège

Par Guirec Gombert |  Publié le 27/06/2017 - Mis à jour le 19/04/2018 sur REGIONJOB

                                       Vous ne savez jamais que répondre au recruteur lorsqu’il vous demande « quels sont vos points faibles ? » ou «                                                combien de fois par jour les aiguilles d’une montre se chevauchent-elle ? » (véridique !). Tout le monde est déjà passé                                        par ce moment d’hésitation où il est possible de briller comme de paniquer. Voici quelques exemples de réponses i                                            déales aux questions les plus délicates, susceptibles d'être posées lors de votre prochain entretien d'embauche. 

 

Avant toute chose, il est bon de rappeler que "l'entretien de recrutement demeure un passage obligé pour tous les candidats à un poste. Bien souvent, il est jalonné de questions susceptibles de mettre à rude épreuve les capacités de raisonnement et de communication du candidat" explique Fabrice Coudray, Directeur chez Robert Half International France. Ainsi, loin de vouloir piéger pour piéger, c’est avant tout l’occasion pour le recruteur de tester votre répartie, votre motivation et votre écoute.

 

1. Parlez-moi de vous ?

Souvent posée en début d'entretien, cette question déroute bien des candidats. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'elle est tellement vaste qu'il est souvent difficile de savoir si le recruteur cherche à engager la conversation ou à connaître les grands traits du parcours professionnel présenté. Dans ce cas, il est plus sûr de s'en tenir à ses compétences professionnelles et à ses connaissances.

La réponse idéale devra être concise, mais contenir suffisamment d'informations sur son expérience et ses aptitudes, notamment celles en lien avec le poste à pourvoir, pour que le recruteur puisse cerner ce que le postulant pourrait apporter à l'entreprise. Une réponse trop vague dépourvue d'exemples concrets pourrait amener l'employeur potentiel à se demander si le candidat correspond bien au profil recherché. Le recruteur a avant tout besoin d'être rassuré, avec un discours clair et fluide et une réponse concise, telle que : "J'ai exercé ma carrière en entreprises puis dans le conseil. J'ai toujours été attiré par la culture de la réussite combinée à une prise de risques intelligemment calculée. Je suis offensif et curieux. Comme mon relationnel est aisé, je suis rapidement devenu manager, une mission (le  management, ndlr) qui me tient particulièrement à coeur." 

 

2. En quoi le poste à pourvoir vous intéresse-t-il ?

En posant cette question, le recruteur cherche à s'assurer que la démarche de son candidat ne s'inscrit pas dans le court terme. Il recherche des personnes motivées par le poste à pourvoir et par la société qui le propose. Par conséquent, il s'agit de faire comprendre dans la réponse que l'on s'est donné les moyens de mieux connaître l'entreprise avant de se présenter à l'entretien - c'est le préalable minimum - et que ses compétences correspondent bien à celles qu'exige le poste considéré. Il est opportun alors de montrer que l'on est sélectif dans sa recherche d'emploi.

Une stratégie complémentaire pour répondre à cette question ? Celle "d'ouvrir" le sujet en expliquant à son interlocuteur que l'on s'intéresse non seulement à l'entreprise et au contenu du poste, mais aussi à ses produits, à ses hommes, à sa culture d'entreprise, à l'évolution de la fonction visée à 1, 2 et 3 ans... Dans cette démarche, le(la) candidat(e) sera ainsi amené(e) à poser des questions au recruteur, prouvant ainsi son réel intérêt. Sans oublier également d'expliquer que ses réalisations et expériences passées correspondent à la fonction, ni de souligner que, de son côté, le poste et ses évolutions futures permettront au candidat de déployer ses compétences.

3. Quel est votre principal défaut ?

En règle générale, les demandeurs d'emploi cherchent à déguiser un point positif en point négatif. "Je suis un bourreau de travail", "je suis trop perfectionniste" sont parmi les exemples les plus classiques. Mauvaise stratégie : ce type de réponses peut donner l'impression d'avoir été préparée à l'avance et sonne souvent faux... Une stratégie possible pour répondre au mieux à cette question ? Parler plutôt de ses "points de vigilance" ou ses "points d’amélioration", telles que des carences techniques et/ou relationnelles sur lesquelles on cherche à se perfectionner. Il s'agit là de faire une autocritique honnête et d'expliquer en toute humilité comment l'on travaille sur ces points pour les améliorer, ce qui montre une capacité de rebond ! Par ailleurs, n’hésitez pas à souligner que vous avez su tirer des leçons des difficultés rencontrées auparavant.

À l’inverse, ne vous lancez pas dans un inventaire exhaustif de vos défauts, vous passeriez pour un candidat à problèmes. A ce moment de l’échange, pensez à manier l’humour et l’auto-dérision, voire la provocation avec parcimonie.

4. Pourquoi devrais-je vous choisir plutôt qu’un autre candidat ? 

Si le recruteur vous pose cette question, c’est que vous êtes déjà bien positionné parmi les candidats susceptibles de correspondre au poste. Il cherche à valider votre bonne compréhension des missions et des enjeux qui vous attendent. Insistez sur votre capacité à vous adapter, et mettez en avant votre personnalité caméléon qui vous a toujours permis de vous adapter aux nouvelles situations, aux nouveaux challenges. Le recruteur attend du concret de votre part, c’est pourquoi vous devez reprendre le texte de l’annonce avant l’entretien et trouver une réponse pour chacune des qualités ou compétences ou connaissances demandées, tout en étant factuel et en illustrant vos propos par des résultats, des projets et des réalisations concrètes.

Seul écueil à éviter : pécher par excès de confiance. Même si on ne doute pas de vos compétences et de vos capacités, vous ne devez pas "en faire trop", au risque de passer pour un charlatan. Inversement, ne tomber pas dans le pathos en tentant d’émouvoir votre auditoire avec des arguments personnels, aussi justifiés soient-ils, et en implorant le recruteur de vous donner le poste car vous en avez besoin.

5. Comment expliquez-vous votre longue période sans emploi ? 

N’essayez pas de dissimuler les périodes d’inactivité sur votre CV en "trafiquant" les dates. L’entreprise auprès de laquelle vous postulez risque fort de le remarquer et vous passeriez pour une personne malhonnête. Expliquez plutôt pourquoi vous n’avez pas été retenu lors de vos précédents entretiens, valorisez les démarches effectuées, les points sur lesquels vous avez travaillé… L’entretien d’embauche est justement le moment idéal pour faire toute la lumière sur ces périodes d’inactivité et tourner la question à votre avantage en montrant que vous restez actif et positif face aux difficultés. Des qualités humaines appréciées des recruteurs.

6. Quelles sont vos prétentions salariales ?

Si cette question n’est pas réellement un "piège", elle est toutefois redoutée par la majorité des candidats. Tentation de se sous-évaluer, peur de négocier, ne pas prendre en compte les avantages annexes, etc. Les erreurs et les écueils peuvent coûter un poste et les attentes des recruteurs en matière de négociations ne sont pas forcément ce que vous supposiez. Indiquez franchement votre salaire fixe actuel ou celui de votre poste précédent. Pour ceux que cela concerne, mentionnez également le montant de votre part variable, sans oublier les avantages type télétravail, flexibilité, titres-restaurant… N’hésitez pas à déclarer que vous ne descendrez pas en-deçà de X euros, du fait du marché, de vos compétences, de votre expérience et de votre profil (à adapter selon chaque candidat et chaque offre d’emploi).

                                                                                            En revanche, ne tentez pas de gonfler votre salaire, au risque de vous trouver au-dessus                                                                                      des prix du marché et de braquer le recruteur qui se fera une mauvaise opinion de vous.

 

7. Combien de fois par jour les aiguilles d'une montre se chevauchent-elles ?

Face à ce type de questions déconcertantes, un seul mot d'ordre : ne pas se laisser envahir par le stress. Le recruteur cherche simplement à tester le sens de l'analyse critique, et attend avant tout une réponse sincère et construite. Selon l'interlocuteur rencontré dans l'entreprise, on pourra jouer sur l'humour ou retourner la question sans y répondre en disant par exemple, "Le temps n'est pas une obsession. Je ne regarde pas assez ma montre pour le savoir car je ne m'ennuie jamais."

En tout état de cause, il s'agit de prendre le temps d'analyser le problème, sans crainte de penser tout haut pour formuler une réponse logique. Même si l'on se trompe, les capacités de raisonnement qui transparaîtront pourront faire bonne impression sur le recruteur... "Dans ce cas, c'est la capacité d'improvisation qui est testée car celle-ci est souvent précieuse dans un contexte professionnel...", souligne Fabrice Coudray.

8. Où vous voyez-vous dans 5 ans ? 

C'est une vraie question piège car il faut à la fois paraitre ambitieux, mais aussi terre à terre, humble, et rester cohérent dans vos propos par rapport au poste que vous visez le jour de l'entretien. Il ne faut pas non plus donner au recruteur l’impression que vous allez le quitter au bout de 6 mois !

Fabrice Coudray de chez Robert Half International conseille de « sortir des sentiers battus » en évoquant votre parcours professionnel et votre carrière « comme la courbe de vie d’un produit. 2 ans « to learn », donc pour apprendre et contribuer au développement de l’entreprise. 2 ans « to make » autrement dit pour capitaliser sur ce que vous avez appris. Et ensuite, vous verrez s’il est possible d’évoluer aussi bien verticalement dans l’entreprise que de manière plus transverse. Ne vous bloquez pas en fermant des portes inutilement. Mais dites bien que sans perspective au bout de 4 ans, vous aviserez ».

9. Avez-vous des questions ?

La bonne stratégie ici est de poser quelques question(s) ciblée(s) au recruteur, véritable signe d'intérêt pour le

poste à pourvoir. A savoir des questions, par exemple, sur la culture d'entreprise, sur les critères choisis pour

juger le collaborateur durant la période d'essai, le principal écueil du poste... Et pourquoi ne pas demander

également au manager rencontré les raisons qui l'ont poussé à rejoindre l'entreprise ?

 

Pour se préparer à cette question, un mot d'ordre avant l'entretien : penser à 10 choses que l'on aimerait savoir

à propos de l'entreprise et sur des aspects de la fonction qui paraissent "obscurs". Il sera ainsi plus facile de

demander : "Qui sera mon responsable ? Quel est son parcours ?" ou "Que pensez-vous de l'acquisition de la

société X par le principal concurrent de votre entreprise ?". Il est bien sûr possible que des réponses à certaines

de ces questions aient été apportées au cours de l'entretien, mais il y aura aussi de fortes chances qu'il en reste quelques-unes à poser à la fin.

Une autre consigne ? Attention aux questions qui sont en revanche à différer... Il est totalement inutile et même risqué de chercher à obtenir dans l'immédiat des informations sur le salaire, les avantages ou les congés proposés avant qu'une proposition d'embauche n'ait été faite. Dans le cas contraire, le recruteur risque de croire que seuls ces éléments intéressent le candidat.

 

"Les entretiens constituent une étape nécessaire du processus de recrutement, mais ne doivent pas vous intimider pour autant. Il est essentiel de se préparer à l'avance à certains casse-tête et de penser à demander un temps de réflexion pour répondre aux questions les plus épineuses. Rester calme et posé(e) en situation de stress ne fera que mettre en valeur votre professionnalisme tout en vous différenciant des autres candidats", ajoute Fabrice Coudray.

 

Comment trouver du travail sans expérience ?

Par Priscilla Gout |  Publié le 18/07/2017 sur REGIONJOB

                                           Pas facile d’avoir quelque chose à valoriser sur son curriculum vitae quand on n’a pas d’expérience professionnelle                                            significative. Jeunes en recherche de stage, jeunes diplômes, profils atypiques… Plusieurs types de candidats                                                    peuvent être dans ce cas. Pourtant, il existe des astuces pour contourner ce problème. Découvrez nos conseils !

 

                             Toute expérience est bonne à prendre

                                            Vous n’avez pas au minimum 6 mois d’expérience en entreprise ? Vous n’avez que des petits jobs à mettre en                                                   avant ? Vous avez malgré tout de l’expérience !Vous avez coaché une équipe de sport, vous avez été scout, vous                                             avez mené un projet scolaire ou y avez participé ... Maintenant, le tout sera de tirer parti de ces dernières, d’en                                                   tirer des enseignements et de faire le tour de ce qu’elles vous ont apporté en terme de maturité par exemple.

Sachez valoriser intelligemment vos loisirs, vos passions

Tout loisir, toute passion, toute engagement associatif peuvent être valorisables sur un CV, encore faut-il savoir bien le faire. De même, tous les loisirs ne sont pas forcément bons à mentionner. Aussi, mettez-vous à la place de l’employeur. Par exemple, votre pratique sportive intéressera fortement le gérant d’un magasin de sport ou le fabricant d’équipements sportifs... Votre goût du bricolage et des travaux manuels peut faire mouche auprès d’un employeur du BTP ou de l’artisanat. Votre maîtrise d’une langue et les voyages que vous avez effectué seront utiles à mentionner si vous cherchez un emploi à l’international ou dans un grand groupe. Bref, sélectionnez les loisirs qui vous seront utiles en fonction de l’entreprise dans laquelle vous postulez et du poste que vous convoitez.

 

Remplissez différemment la rubrique « Expériences » de votre CV

D’abord, ne sélectionnez que les expériences qui auront un intérêt pour le recruteur. Si vous n’en n’avez aucune, mettez dans cette rubrique vos expériences hors travail : projets réalisés dans le cadre scolaire, associatif, sportif, personnel… Celles qui auront mobilisé des compétences et/ou qualités particulières pouvant être utiles dans le cadre professionnel. Du coup, plutôt que d’intituler cette rubrique « Expériences professionnelles », nommez-la tous simplement « Expériences » par exemple.

Mettez en avant votre parcours de formation

A défaut de juger vos quelques expériences, le recruteur s’attardera sur vos diplômes et votre parcours de formation. Vous pouvez donc les mettre en premier sur votre CV si cela s’avère pertinent : c’est-à-dire, si vous avez des diplômes, titres, qualifications ou certifications à mettre en avant. Si ce n’était pas le cas, mentionnez vos qualités en premier, ou vos expériences autres que professionnelles en les associant évidemment aux compétences qu’elles vous ont permis de mobiliser.

 

Mettez en avant des compétences transposables

Si vous n’avez pas d’expérience dans le secteur dans lequel vous postulez, ou si vous avez seulement exercé des jobs d’été (vendanges, usine, restauration, centres aérés…), il est important d’identifier les compétences et/ou qualités que vous avez mobilisées lors de ceux-ci car ils pourraient être transposables dans votre futur emploi. Par exemple : respect des délais, travail en équipe, respect des contraintes ou d’un cahier des charges strict, encadrement d’enfants, organisation de la journée… Autant d'éléments que vous pouvez mettre en avant dans le CV, la lettre de motivation ou lors de l'entretien.

Pensez aux « soft skills » 

 

Par opposition aux « hard skills », les compétences techniques mesurables, les soft skills sont les qualités humaines, le savoir-être. Elles sont généralement peu valorisées en France lors de la candidature mais jouent pourtant un rôle primordial dans le choix d’un candidat. Elles sont par exemple : le sens du relationnel, l'adaptabilité, l'écoute, la créativité, la pédagogie, l'empathie, la gestion du stress... Elles peuvent être mises en avant en étant associées à des expériences hors-travail (sport, autres loisirs, bénévolat, projets scolaires…) soit sur le CV, soit dans la lettre de motivation, ou lors de l’entretien d’embauche.

 

Comment bien préparer sa venue à un salon emploi ?

Par Delphine Lardais |  Publié le 31/01/2014 - Mis à jour le 17/11/2015 sur REGIONJOB

Participer à un salon, c'est se donner l'opportunité de rencontrer un maximum de

recruteurs en une seule journée, d'échanger avec les entreprises qui recrutent et de

passer des entretiens variés. Cependant, il est important de s'y préparer correctement,

explique Alexandre Drouot, fondateur d'Initialis et organisateur de salons emploi.

 

"Rechercher un emploi est une démarche purement marketing qui consiste à étudier

le marché en amont afin de répondre à une demande précise des recruteurs. Beaucoup

de candidats font l'erreur de se présenter à un salon sans s'y préparer. Ils viennent

avec comme seul et unique but de se vendre, vendre leur CV et leur expérience

professionnelle du passé. Ils en oublient parfois qu'ils sont là pour épouser les

challenges à venir et les enjeux futurs de l'entreprise. Le but premier est donc de

susciter l'attention des recruteurs en leur montrant que vous ne venez pas les voir par hasard

- Conseil n°1 : définissez votre projet professionnel avec précision. Il est important d'arriver au salon en sachant ce que vous voulez vraiment. "Quels sont les métiers qui vous attirent ?" "A quelles entreprises comptez-vous vous adresser ?", "Quel type de contrat ou de poste recherchez-vous?". Si vous venez au salon juste pour déposer votre CV, inutile de vous déplacer. Le but est de rencontrer les recruteurs et de montrer que vous êtes attentifs à ce qu'ils proposent. Alors n'hésitez surtout pas à leur poser un maximum de questions.

 

 

- Conseil n°2 : il est impératif de vous renseigner sur les entreprises présentes au forum si vous voulez laisser une bonne image de vous. "Qui sont-elles ?", "Quels postes proposent-elles ?", "Quels sont leurs besoins et quel sont leurs positions sur le marché de l'emploi ?" Ne comptez pas seulement sur le catalogue transmis à l'entrée du salon. Mieux vaut effectuer vos recherches avant.

 

 

- Conseil n°3 : préparez votre entretien. Il ne faut pas oublier qu'un recruteur vous juge dans les trois premières minutes de l'entretien. Il est donc préférable de vous y entrainer au préalable en préparant vos arguments. La façon dont vous allez vous présenter est très importante. De plus, le recruteur risque de vous poser certaines questions du genre : "Pourquoi venez-vous sur notre stand ?", "Quel est votre projet professionnel ?" ou "Quelles sont vos motivations pour notre métier ?". Soyez prêts à y répondre et de façon pertinente de manière à lui montrer que vous êtes à l'écoute de ses attentes. N'oubliez pas que vous n'êtes pas là pour "quémander un job", mais pour le convaincre que vous êtes celui qu'il recherche.

 

 

- Conseil n°4 : la veille du forum, faites un point sur la journée qui vous attend. Vous devez bien-sûr prévoir un nombre de CV conséquent même si vous vous êtes fixés un certain nombre d'entreprises à voir. Le jour J, n'hésitez surtout pas à aller à la rencontre des autres entreprises que ce soit pour faire des rencontres, vous créer du réseau ou encore vous entraîner aux entretiens. Il faut savoir que lorsqu'on se déplace à un forum, il faut compter au minimum une demi-journée. Les candidats qui viennent au salon et qui repartent au bout d'une demi-heure ont très peu de chance d'attirer l'attention des recruteurs."

CV : les 5 informations que les recruteurs veulent lire

Par Rozenn Perrichot |  Publié le 13/03/2018 sur REGIONJOB

 

Lorsqu’un candidat postule à une offre d’emploi, il connait les points forts de son profil et sait que ses compétences correspondent au poste. Mais, compte-tenu du volume important de candidatures envoyées, comment se démarquer ? En sachant que le recruteur ne consacre que quelques secondes à la consultation d’un CV, comment faire ressortir sa motivation, sa légitimité et son unicité sur une feuille A4 ? Voici 5 éléments qui retiendront l’attention les responsables RH. 

 

6 secondes. C’est le temps moyen que consacre un recruteur à la lecture d’un CV. Autant dire, presque rien.

Par une analyse des mouvements des yeux, une étude américaine rapportée par Business Insider a réussi

à identifier "où et pendant combien de temps [les recruteurs] porte[nt] leur attention lors d'une recherche

d'information". Si on ne peut pas influencer à 100% leur décision, on peut en revanche optimiser ses chances

en se basant sur ces résultats oculométriques. En effet, au cours de ces 6 secondes, les recruteurs s’attardent

principalement sur :

 

  • le nom-prénom

  • l’intitulé du poste actuel et le nom de l'entreprise

  • date de début et de fin de mission (si le candidat n’est plus en poste)

  • les expériences précédentes (fonction occupée, entreprise et dates)

  • les études supérieures (diplômes)

Afin de faire de cette contrainte de temps un atout, le CV devra être conçu de manière claire et hiérarchique afin que sa lecture soit la plus pertinente possible. Et un CV qui s’adapte au mode de lecture du recruteur est un CV qui sera examiné de manière plus approfondie. Les informations capitales doivent être immédiatement identifiables. On évitera les visuels gênants, les jeux de typographies et de couleurs trop tape-à-l’œil, et qui pourraient entraver la consultation par l’employeur.

 

Disposition des rubriques, logos et astuces typographiques

Tout comme on juge un livre à sa couverture, faites en sorte que le recruteur fasse le bon jugement pour votre CV. Votre identité est la première chose qu’il cherche à connaître : ne l’obligez pas à chercher à travers la page. Indiquez vos nom-prénom(s), en gras, en haut, à gauche. Profitez de l’attention du recruteur sur cette partie du CV pour lui « offrir » d’autres informations capitales. Juste sous votre  identité, toujours en gras, mentionnez votre diplôme (ou fonction) et les langues parlées.

La deuxième étape consiste à repérer votre poste actuel. Si votre entreprise est réputée, n’hésitez pas à miser sur son nom et son logo. Vous ferez suivre cette information de votre intitulé de poste. Si l’entreprise est moins connue, mentionnez des caractéristiques qui la mettent en valeur (effectifs, C.A, secteur d’activités, etc.). Les dates doivent toujours être indiquées à gauche, dans une colonne prévue à cet effet. En ce qui concerne vos postes précédents, faites gagner du temps au recruteur qui en est à sa 4ème seconde de lecture. Mettez uniquement en évidence les compétences clefs pour le poste que vous briguez. Glissez des détails de vos réalisations qui viendront crédibiliser et légitimer votre candidature.

Si le recruteur a su repérer les informations essentielles sans perdre de temps et que votre profil correspond réellement au poste, vous pouvez considérer la première étape de sélection comme étant réussie. Les responsables RH accorderont alors une deuxième lecture plus approfondie de votre CV.

"Jargonnez" à bon escient

Une structure claire et des informations hiérarchisées ne doivent pas être freinées par un langage inadapté. Loin de valoriser une candidature, des termes trop techniques pue vent stopper un recruteur dans sa lecture.  les sigles et les expressions propres à une entreprise doivent être employés de manière très ponctuelle et uniquement s'ils apportent une information capitale. Par ailleurs, inspirez-vous du style employé dans le descriptif de l'offre d'emploi. Enfin, veille à envoyer votre CV dans un format générique et compatible à tous programmes de lecture.

Pour réussir son entretien, il est important de bien préparer sa présentation.

Par Fastt sur YouTube